Dans cet article, vous découvrirez :
- Données de référence de plus de 200 propriétaires de magasins sur le moment où l’extraction de capital devient réellement viable.
- Un cadre pratique pour savoir combien retirer et à quelle fréquence.
- Où investir vos gains (et ce qu’il convient d’éviter) en fonction des rendements ajustés au tracas.
La question de l’extraction de capital dans le secteur du e-commerce préoccupe de nombreux entrepreneurs. Roman Khan, un intervenant lors d’un des événements d’eComFuel, a souligné l’importance de construire un bilan personnel solide parallèlement à la croissance d’une entreprise. Dans cet article, nous explorerons pourquoi il est crucial d’aller au-delà de la simple réinjection des profits dans son entreprise.
Le cas émotionnel est réel
Au cours des derniers mois, j’ai échangé avec de nombreux propriétaires de magasins sur ce sujet. Deux témoignages anonymes, résumés des membres de la communauté eComFuel, illustrent bien la diversité des expériences :
« J’ai réinvesti environ 90 % de mes bénéfices à l’extérieur de mon entreprise pendant plus d’une décennie. Si je me fatigue demain, je pourrais partir, et ma famille serait en sécurité. »
« Je n’ai pas pensé à investir en dehors de mon entreprise jusqu’à ce que la COVID frappe. J’ai réalisé que je dépendais d’une seule grande source de revenus. Diversifier a amélioré ma santé financière et mentale. »
Diversifier a amélioré ma santé financière et mentale.
Si vous avez déjà douté de l’avenir de votre entreprise, sachez que cette préoccupation est légitime. Cependant, il ne suffit pas de faire le constat : il est essentiel de comprendre comment et quand procéder à une extraction de capital.
Données de référence sur le moment approprié pour les dividendes
Un rapport préliminaire d’eComFuel concernant 200 propriétaires de magasins pose une question cruciale : comment gérez-vous l’extraction de capital de votre entreprise ? Quatre options se présentent : ne rien retirer, se verser un petit salaire, prendre de petites distributions régulières ou procéder à des distributions significatives.
Le point idéal est de 10 à 20 % de croissance du chiffre d’affaires
La moitié des propriétaires de magasins affichant une croissance annuelle de 10 à 20 % retirent du capital de leur entreprise. En revanche, pour la plupart des autres tranches de croissance, ce chiffre chute à 5-15 %.
Pourquoi cette plage ? Parce qu’avec une telle dynamique, il est possible de générer un excédent de liquidités sans épuiser totalement les ressources pour des expansions rapides. L’entreprise est suffisamment mature pour laisser un reste après réinvestissement.
La croissance excessive complique l’extraction
Les entreprises connaissant une croissance de 60 % et plus ont des taux d’extraction similaires à ceux des entreprises générant moins d’un million de revenus. Dans ce cas, tout est réinvesti, que ce soit par choix ou par nécessité.
Le seuil du revenu de 1 million est réel
En-dessous du million de revenus, moins de 10 % des propriétaires retirent quelque chose. La priorité est à la construction de la machine. Cependant, dès que ce seuil est franchi, la possibilité d’extraction se présente rapidement. Entre 1 et 5 millions, 55 % des acteurs réussissent à sortir des capitaux, tandis que pour 5 à 25 millions, trois quarts le font.
Les marges comme gardien
Avec des marges bénéficiaires nettes inférieures à 5 %, moins d’une chance sur cinq de retirer quoi que ce soit. En atteignant des marges de 10 à 15 %, cette probabilité grimpe à plus d’une chance sur deux.
Combien retirer
Votre entreprise est sans doute votre meilleure source de rendement. Toutefois, il est crucial de ne pas la priver de ressources. Un cadre général serait : Viser 20 à 35 % des liquidités excédentaires après impôts et dépenses.
Cela représente environ un tiers. Si vous n’avez pas d’autres investissements intéressants pour ce capital, augmentez ce pourcentage. Avoir un objectif est préférable à une réinjection totale des fonds sans réflexion.
Comment investir ces retraits
Récemment, j’ai abordé ma philosophie d’investissement. Voici un résumé des points principaux :
Fonds d’urgence
Un fonds d’urgence. Conservez l’équivalent de 3 à 6 mois de dépenses de subsistance en liquide. Si cela vous manque, c’est votre priorité.
Rendements ajustés aux tracas
Ce concept façonne mon approche. La plupart parlent des rendements ajustés au risque. Mais pour un entrepreneur, il est pertinent de considérer les rendements ajustés aux tracas — quel est votre retour réel quand on prend en compte le temps, les maux de tête et les complications ?
Où investir
Je recommande une répartition de l’investissement comme suit :
- Environ 70 % dans un large indice américain. Préférez des fonds comme VTSAX de Vanguard.
- Environ 20–30 % à l’international. Optez pour VTIAX — fonds total international hors États-Unis.
- 90 % en placements « ennuyeux », 10 % en placements audacieux. Une petite part pour des investissements concentrés où vous avez de l’expertise.
Où vous situez-vous ?
Dernière réflexion : devez-vous extraire régulièrement de l’argent de votre entreprise ? Vous vous trouvez probablement dans une des quatre situations suivantes :
1. « Je ne devrais pas encore retirer. »
2. « J’ai besoin de plus de connaissance financière pour retirer en toute sécurité. »
3. « Je suis déjà bien installé. »
4. « Peut-être devrais-je y penser davantage. »
Votre entreprise devrait être votre meilleur investissement. Mais elle ne devrait pas être votre seul investissement.


