Grâce à un temps de 1 min 57,386 s, l’athlète de Dorval a devancé sa plus proche adversaire, l’Argentine Alexandra Keresztesi, de 1,565 seconde. Dans l’autre vague préliminaire, l’Américaine Carrie Ann Johnson a terminé première en 1 min 59,353 s.
«Je suis pas mal contente, parce que ça faisait longtemps que j’avais coursé», a rappelé Émilie Fournel, qui s’est classée 16e du K-1 500 m des Championnats du monde, sa dernière sortie, à la fin du mois d’août. Je voulais avoir une bonne course aujourd’hui (mercredi) pour me remettre dans l’esprit de compétition. En plus, c’est ma fête, je voulais m’offrir un cadeau».
La kayakiste de 25 ans pourrait se gâter davantage, le vendredi 28 octobre, puisque la gagnante de la finale permettra à son pays de décrocher une place pour cette épreuve aux Jeux olympiques de Londres. Les chances qu'Émilie Fournel triomphe sont excellentes, elle qui a été la meilleure athlète des Amériques lors du K-1 500 m des derniers mondiaux, en Hongrie.
«C’est comme si je mettais un costume de super héros, a rigolé Émilie. Aujourd’hui, je me suis concentrée sur ce que j’avais à faire parce que chaque étape est importante. Il n’y a qu’une place pour les Jeux et j’espère que ce sera moi qui l’aurai».
La Dorvaloise devra cependant se méfier. «Les conditions sur le lac sont vraiment imprévisibles. C’est un grand lac naturel et, ce matin, il y avait vraiment beaucoup de vagues. Nous étions chanceuses parce qu’elles étaient dans la bonne direction. Je m’attends à tout, pour être dans un bon état d’esprit».
Émilie Fournel reprend le boulot jeud (27 octobre) alors qu’elle prend part aux préliminaires du K-1 200 m en l’absence de la Saskatchewanaise Kia Byers, blessée au dos.



