«J’ai été surprise, ébahie; j’ai effectivement causé la surprise en remportant contre toute attente la médaille d’or en K1 LTA (Legs, Trunk, Arms: jambes, tronc et bras) sur la distance de 200 mètres, devant une Italienne et une Française, raconte Christine Gauthier dans un entretien téléphonique au Messager. Tous, en commençant par l’entraîneur de l’équipe, étaient emballés, renversés par ma performance». Six pays étaient représentés dans ces épreuves réservées aux athlètes handicapés.
Un sentiment de liberté«On m’a dit que j’étais douée, que j’étais bonne et forte, ajoute Christine Gauthier, 39 ans, membre des Forces armées canadiennes et pensionnée des Anciens Combattants depuis son accident survenu en 1989, c’est possible. Une chose est certaine, j’ai un sentiment de liberté quand je suis assise dans mon embarcation; ma passion pour le kayak a été instantanée, j’ai l’impression que ça m’a sauvé la vie, alors que c’est par hasard que je me suis d’abord essayée en kayak de mer. Je suis très contente de ma performance».
La Dorvaloise, qui a été soldate d’artillerie, a été basée pendant cinq ans à Val-Cartier, de même qu’au Manitoba et outre-mer, avant d’être sérieusement blessée et de perdre presque complètement l’usage de ses jambes. Elle se déplace en fauteuil roulant et peut compter sur un chien accompagnateur de la Fondation Mira.
Christine Gauthier, forte de sa médaille d’or de catégorie mondiale, participe ces jours-ci, soit du 2 au 6 septembre, aux Championnats nationaux, à Sherbrooke. Une autre médaille en vue?





