Certains voient Georges Bouchard comme une espèce d’extra-terrestre. D’autres le voient plutôt comme un modèle d’inspiration.
Actuellement, ce Rosemontois de 66 ans goûte aux plus beaux jours de sa vie. Celui qui a travaillé pendant 32 ans à l’hôpital Jean-Talon profite depuis maintenant 16 ans d’une retraite bien méritée.
Cette retraite, contrairement à d’autres, est loin d’être ennuyeuse. Georges Bouchard s’est développé une énorme passion pour le vélo de route, si bien qu’il parcourt annuellement plus de 8000 kilomètres.
Pour ce bon vivant, pas question de croupir dans le sédentarisme, de se tourner les pouces, de regarder la télévision et de chercher quoi faire de ses journées.
Dès qu’il fait beau, Georges enfourche son Specialized haut de gamme et roule dans tous les recoins de la ville.
« Avant, je faisais du vélo, mais c’était de façon négligeable, soit l’équivalent de deux ou trois fois par semaine. Lorsque la retraite est arrivée, j’ai considéré que faire du vélo serait un excellent moyen de me tenir en forme et de bouger régulièrement. Je veux vraiment éviter le phénomène du sédentarisme, qui, on dirait, est le problème majeur des retraités d’aujourd’hui », explique-t-il.
Georges s’est donc mis au vélo plus sérieusement avec l’idée de se tenir en bonne forme physique. Cette pratique est cependant rapidement devenue une véritable passion, voire une religion.
« Je fais du vélo parce que j’aime ça et parce que ça me garde en grande santé. Dès qu’il ne pleut pas, je vais rouler. Même en hiver, je continue à faire du vélo à l’intérieur et je complète mon entraînement avec du ski alpin. Cela fait 16 ans que je fonctionne de la sorte et ces 16 années ont été les plus belles de ma vie. Je ne les ai pas vues passer. »
Pour accumuler quelque 8000 km par année, il faut en donner des coups de pédale. Pour un avide cycliste roulant six mois par année, cela représente une distance quotidienne de 45 kilomètres, soit l’équivalent de traverser l’île de Montréal d’est en ouest.
Georges Bouchard est fier d’être en mesure de rouler une cinquantaine de kilomètres par jour. Il déplore cependant que sa distance quotidienne soit parfois plus élevée que celle parcourue par d’autres personnes, toute leur vie durant…
« Je vois de plus en plus de gens qui font du vélo pour le plaisir et qui profitent de la vie. Mais notre société est extrêmement sédentaire et il reste beaucoup de chemin à parcourir. Je garde quand même confiance, je me dis que les gens se mettront à faire de l’activité physique, tôt ou tard », déplore-t-il.
Quel est votre modèle :
Le cycliste Andy Schleck
Votre plus grande réalisation :
D’être ce que je suis aujourd’hui, de pouvoir être en mesure de faire ce que j’aime.
Si vous pouviez changer une seule chose :
Que les gens bougent davantage et qu’ils arrêtent de vivre en « pesant sur le piton »





