«La particularité de cette clientèle, c'est qu'elle arrive avec un grand rêve, les épaules hautes et souvent très scolarisée, mentionne-t-elle. Malheureusement, ces gens se désillusionnent rapidement, lorsqu'ils vivent le choc de l'emploi et du logement. On doit travailler leur attitude et les aider à connaître le réseau et les techniques, afin qu'ils trouvent un emploi.»
Pour elle, ce qui est important dans la relation d'aide est d'accueillir les gens comme ils sont. «Je suis très spirituelle et ça me permet de ne pas juger la personne, peu importe son bagage et l'état dans lequel elle arrive», confie-t-elle.
La conseillère détient un baccalauréat en enseignement de l'éducation physique et a déjà travaillé dans le milieu carcéral.
«La vie m'a amenée à faire plusieurs choses. J'ai souvent changé de profession, mais ce qui m'a amenée à travailler avec la clientèle immigrante, c'est mon attirance vers les nouveaux Québécois», partage-t-elle.
Au cours des deux dernières années, Marie-Josée Plouffe a été formatrice auprès de six groupes de nouveaux arrivants âgés de 16 à 30 ans. Cette expérience l'a particulièrement emballée.
Son défi était de faciliter le retour à l'école ou de permettre d'intégrer le marché du travail à des jeunes peu scolarisés. Elle s'est investie à fond dans ce projet, au point de recruter elle-même certains candidats dans les rues du quartier. «Ce que j'ai aimé, c'est de voir évoluer jour après jour ces jeunes qui n'avaient plus d'estime d'eux et de leur faire réaliser qu'ils ont leur place eux aussi», souligne-t-elle.
Pour elle, ce programme fonctionne. À preuve, sur la quarantaine de jeunes qu'elle a accompagnés, 85% sont retournés aux études. Parmi eux, cinq ne savaient pas lire et trois possèdent maintenant cette habileté.
Il ne manque que le financement de Service Canada, afin que le projet puisse être offert encore deux autres années. Souhait de la formatrice.
Marie-Josée Plouffe en 3 questions
Qui est votre modèle?
«Mère Teresa, un exemple de générosité, de partage et de non-jugement.»
Quelle est votre plus grande réalisation?
«Mon fils.»
Si vous pouviez changer une seule chose dans le monde?
«Que les gens, peu importe leur origine, puissent communiquer sans jugement et s'entraider.»






Bonjour à toi Essalhi, Je tiens à te remercier premièrement d'avoir pris le temps de lire l'article et surtout d'écrire ton commentaire. J'aimerais savoir, tu es un nouveau québécois? Si j'avais tu as des questions tu peux me contacter. Je te souhaite de passer une excellente journée.