«C'est plus qu'un travail, c'est une vocation, a-t-il confié lors d'une rencontre à la chapelle de l'hôpital. La personne malade a toujours une importance pour moi. J'aime l'accompagner dans sa vulnérabilité. On a tous besoin de se sortir d'une contrainte au niveau de la vie. Je fais tout ce que je peux pour aider le malade à sortir d'ici avec un mieux-être.»
Musulmans, catholiques, bouddhistes, athées, peu importe la croyance, chacun profite des visites de Julien Faucher. «J'ai beaucoup de plaisir à les accueillir et à apprendre des cultures», a-t-il indiqué.
Lorsqu'il est au chevet d'un malade, il offre la communion si la personne le désire. L'animateur de pastorale est très compatissant. Il peut tenir la main d'une mourante quelques minutes ou offrir son épaule si le chagrin d’un patient est trop grand. La tristesse n'habite pas cet homme même s'il côtoie la souffrance et la mort au quotidien. Il voit plutôt son rôle comme celui d'un semeur de vie et d'espérance «Nous sommes des êtres compatissants à la souffrance humaine», a-t-il souligné en parlant de ses deux autres collègues animateurs.
En poste depuis 1998, Julien Faucher est très engagé au sein de l'hôpital. Pour lui, son rôle premier est relationnel. Pour connaître les usagers, il doit d'abord établir une bonne relation avec le personnel de l'hôpital. Les infirmières et les médecins, sont ses collègues. Parfois, il peut parler d'eux avec un usager et aider, par exemple, à dédramatiser une hospitalisation.
Une simple rencontre avec M. Faucher permet de constater qu'il inspire le respect et apporte réconfort autant aux usagers qu'au personnel. D'ailleurs, l'équipe du don d'organes et de tissus lui a rendu hommage récemment. «Il suffit de côtoyer l'Abbé Faucher quelques instants pour s'apercevoir de son empathie, de sa grande disponibilité et de son incroyable écoute, a mentionné l'équipe du don d'organes. Il est accepté rapidement de tous, car tous reconnaissent sa valeur en tant qu'être humain.»
L'Abbé Faucher en 3 questions
1- Qui est votre modèle? «Mon père, un paysan qui regardait la nature dans sa patience». 2- Quelle est votre plus grande réalisation? «L'ouverture d'une maison en réinsertion sociale, à Gatineau». 3- Si vous pouviez changer une seule chose dans le monde? «Éliminer la pauvreté pour rendre un monde plus juste».





