Plusieurs font le lien entre l’effondrement de cet indice de confiance et le gouvernement conservateur. Des incidents tels que les appels automatisés et les dépenses faramineuses liées au G-8 et aux F-35 n’ont certainement rien fait pour rassurer le grand public.
Ici au Québec, la confiance est à son plus bas, alors que le nouveau gouvernement péquiste, élu pour procéder à un grand nettoyage, a très peu fait en ce sens. Au contraire, non seulement a-t-il été peu efficace dans ce dossier, mais il s’est surtout employé à s’attaquer à des symboles, comme le drapeau canadien à l’Assemblée nationale et l’élimination de la hausse des droits de scolarité... Ce qui n’a aucunement redressé les torts du gouvernement précédent ou offert quelque réforme concrète que ce soit. La plus grosse volte-face à ce jour est probablement le fait que le gouvernement ait renié sa promesse de maintenir le plein financement aux universités, avant de procéder à des compressions de 140 millions de dollars dans ce secteur.
Ajoutez à cela le double salaire d’André Boisclair qui a fait sursauter le public; un double emploi qualifié d’«indécent» par François Cardinal de La Presse, jusqu’à ce que le principal intéressé y renonce. Jean-François Lisée, dans un élan de mauvaise foi, avait alors argué que ce double emploi de M. Boisclair venait «donner une sécurité contre un sacrifice». Un quoi? Un job prestigieux à haut salaire dans la plus grande ville du monde constitue un sacrifice? Je signe où sur le formulaire d’inscription?
Pendant ce temps, l’on demande aux citoyens de faire des sacrifices lorsque vient le temps de payer ses impôts fonciers, alors que l’ex-maire Tremblay s’en tire avec une prime de départ de 216 000$.
Il est perturbant de voir un Gabriel Nadeau-Dubois devoir se défendre en cour alors que tant de vrais criminels courent encore les rues et ne seront jamais condamnés. Ce malaise s’est étendu au point où les électeurs ne se rendent même plus voter. -
Pendant que nous contournons les nids de poule et passons sous des infrastructures dangereuses, la commission Charbonneau nous révèle comment de sales combines étaient en place pour dilapider les fonds publics.
Combien de maires ont dû démissionner? Combien de scandales ont éclaté? Combien de questions sont restées sans réponse? Qui ne s’est pas fait prendre la main dans le sac? Qui peut prendre maintenant au sérieux quelqu’un en position d’autorité? Est-il vraiment étonnant que notre confiance en l’État ait été ébranlée?
Il est perturbant de voir un Gabriel Nadeau-Dubois devoir se défendre en cour alors que tant de vrais criminels courent encore les rues et ne seront jamais condamnés. Ce malaise s’est étendu au point où les électeurs ne se rendent même plus voter.
Il est grand temps que des réformes parlementaires et électorales soient entreprises pour éviter qu’un gouvernement représentant moins de 40% des intentions de vote soit au pouvoir, comme actuellement à Ottawa. Quand le gouvernement Harper fut élu, une partie de sa plateforme portait sur une révision du système électoral. Et le vote proportionnel faisait partie du programme péquiste.
Le gouvernement conservateur n’a évidemment rien fait et il est peu probable que les péquistes agissent aussi.
Après tout, pourquoi donc changer un système qui les favorise?




