Le gouvernement de Stephen Harper a décidé de geler son aide humanitaire à Haïti.
La raison est carrément honteuse. Elle est presque incroyable.
Depuis le grand tremblement de terre de 2010 le gouvernement canadien a donné 353 millions $ de notre argent à Haïti et les citoyens canadiens y ont mis autre 200 million $ en aide privée en Haïti.
C'est à la suite d'une visite en Haïti de Julian Fantino, le ministre canadien de la coopération internationale, un ancien policier de Toronto, qui tient à se mettre les pieds dans les plats depuis qu'il est au conseil des ministres de Harper.
Fantino se promenait tout bonnement dans les rues de Port-au-Prince ou il a aperçu des déchets partout dans les rues.
Haïti n'a jamais été reconstruit depuis le tremblement de terre qui a tué 300 000 personnes. Un autre 350 000 personnes vivent toujours dans des tentes et des abris de fortune. Beaucoup d'entre eux ont un besoin constant de nourriture et de médicaments.
Les déchets dans la rue n'est pas leur première préoccupation.
Mais pour Fantino, qui avait un bureau très propre lorsqu'il était un policier, la scène était dégoutante.
C'est à ce moment-là qu'il a décidé de geler l'aide humanitaire jusqu'à ce que les misérables Haïtiens ramassent leurs vidanges dans les rues.
Plutôt que de congédier sont ministre sur le champ, Stephen Harper a décidé de ne rien faire. Fantino est toujours en place.
Et les déchets sont toujours dans les rues. Les Haïtiens disent que les déchets resteront là jusqu'à ce que les maisons, les écoles et les hôpitaux soient reconstruits.
Cette semaine les États-Unis a fait une demande émotive à Harper de renverser sa décision et de continuer son aide humanitaire en Haïti qui en a grandement besoin.
Fantino est allé plus loin. Il a dit n'a aucune intention de changer d'idée comme veulent les Américains. Il a ajouté que le Canada n'est pas une œuvre de charité.
Il s'est défendu de vouloir lier l'aide internationale aux objectifs de libre-échange du Canada.
Les Canadiens a-t-il dit, s'attendent à ce que leur gouvernement recherche des occasions où «tout le monde ressort gagnant. »
Les Haïtiens appellent cela une façon pour un pays riche de faire semblant de donner de l'argent à un pays pauvre tout en gardant l'argent chez eux.




