Le Premier ministre Stephen Harper a haussé les cotisations de l'assurance-emploi des travailleurs à salaire et de leurs employeurs le Jour de l’An.
Ça veut dire que le travailleur moyen paiera environ 100 $ de plus en assurance-emploi qu’il payait en 2010. Son employeur paiera jusqu’à 130 $ de plus pour chacun de ses employés.
Donc si vous êtes employeur, ça vous coûtera une petite affaire de plus d’engager des travailleurs, et si vous êtes employé le chèque de paie sera une petite affaire de moins.
Donc 2012 n’est pas la meilleure année pour créer des jobs. Too bad, parce qu’il y a près de 400 000 chômeurs au Canada et 600 000 emplois à plein temps de moins au Canada qu’avant la récession de 2008.
Il ne faut pas se plaindre. C’est la deuxième année de fil que le premier ministre Harper hausse les cotisations de l'assurance-emploi. Il a grand besoin de votre argent.
Mais comme Harper nous dit toujours, le Canada est mieux placé que tous les autres pays au monde. Il n’y a rien à s’inquiéter.
Ça sera un autre 600 millions $ dans la cagnotte fédéral. Harper en a gravement besoin. Le fédéral est en dettes de 556 milliards $ et il y a un autre déficit de 29 milliards $ prévu pour cette année.
Ça se comprend. Ça coûte cher des avions de chasse, des navires militaires et des guerres autour du monde, sans oublier des sommets à Toronto à 2,4 milliards $ du coup et faire venir la Reine Élisabeth pour nous aider à fêter son 60e anniversaire.
Chaque cenne noire compte cette année. Travailleurs et employeurs doivent faire leur part pour aider à Harper dans ces temps durs.
Bien mieux faire payer les travailleurs et les employeurs une petite affaire de plus, que de hausser les impôts sur les grandes compagnies, les banques et les pétrolières d’Alberta. N’est-ce pas? On ne doit pas faire fâcher les grandes compagnies.
Ça dû être pour ça que Harper et Flaherty ont réduit les taux d’impôts des grandes compagnies de 16,5 % l’année dernière à 15 % cette année. Elles seront bien reconnaissantes.
Et les petites entreprises? Ah bien, elles pourront attendre à l’année prochaine, mais pour ça, il faut croire au Père Noël.




