«La stratégie du gouvernement conservateur en matière de sécurité dans l’aviation civile c’est le ‘laissez-faire’. Le dernier budget en est d’ailleurs un exemple frappant. Cela entraîne des risques pour les passagers et pour les travailleurs de l’aviation civile, mais aussi pour la population vivant aux alentours des aéroports, comme c’est le cas dans mon comté», affirme Isabelle Morin, députée néodémocrate de Notre-Dame-de-Grâce-Lachine.
«Le gouvernement a choisi la gestion du risque plutôt qu’un véritable plan de sûreté et de sécurité de l’aviation civile. Ces choix politiques sont de mauvais choix pour les usagers du transport aérien et pour la population qui vit autour des aéroports. La population est encore une fois laissée pour compte par ce gouvernement», soutient la vice-présidente exécutive régionale suppléante de l’AFPC-Québec, Magali Picard.
«En plus, de ne plus inspecter les avions, les avions d’Air Canada sont maintenant entretenus à l’étranger, sans que l’on puisse surveiller adéquatement ce qui se passe», déclare de son côté le président de la section locale 1751 de l’AIMTA, Richard Guay.
Selon la députée Morin, tous s’unissent pour réclamer des comptes au gouvernement conservateur, notamment en cette période de fort achalandage dans les aéroports canadiens.
Les intervenants réclament des investissements et des embauches de personnel plutôt que des coupures et de l’attrition d’emplois à Transport Canada, ainsi que le respect par Air Canada de la Loi sur la participation publique au capital d’Air Canada.



