La directrice générale, Pina Arcamone, dit revenir d’un voyage à Washington où elle a eu l’occasion de s’informer davantage sur les bienfaits d’une telle équipe.
« Il faut comprendre la complexité de certaines situations et adapter les interventions en conséquence », indique Mme Arcamone.
Les intervenants seraient donc en mesure de soutenir les parents dès que leur enfant est porté disparu, mais aussi d’aider à la réunification, lorsqu’ils le retrouvent.
« On pense que c’est comme dans un conte de fée, qu’il faut célébrer et que leur vie normale reprend par la suite. Alors que ce n’est pas le cas », précise-t-elle.
En effet, les enfants ont souvent vécu une « expérience de survie », s’ils étaient en fugue ou exploités, par exemple.
Dans le cas d’un enlèvement parental, les retrouvailles avec l’autre parent demandent des besoins particuliers sur le plan psychologique, surtout lorsque le parent avec qui il se trouvait a discrédité l’autre.
Aide financière
Après plusieurs années de revendications, le gouvernement fédéral a annoncé récemment une aide financière pour les parents d’enfants disparus.
Ceux-ci pourront recevoir un montant de 350$ par semaine jusqu’à concurrence de 35 semaines.
« Il y a maintenant une reconnaissance du syndrome post-traumatique qu’ils vivent, se réjouit Mme Arcamone. Ils s’absentent du travail, mais ils doivent le réintégrer parce que les factures s’accumulent ».
Cependant, cette aide entrera seulement en vigueur dès janvier 2013.
Actuellement, les parents d’enfants disparus n’ont droit qu’à une dizaine de consultations psychologiques remboursées par le gouvernement.
Même si les ressources sont parfois insuffisantes, Mme Arcamone se réjouit de l’initiative du comité de coordination, où des policiers vont produire un guide sur les enlèvements pour uniformiser leurs procédures.
Des parents courageux
Mme Arcamone s’étonne encore de voir à quel point les parents d’enfants disparus font preuve de courage.
Elle prend en exemple Michel Surprenant, père de Julie, disparue depuis 13 ans et qui a cofondé l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD), ou encore la mère de David Fortin, Caroline Lachance, qui a dénoncé l’intimidation à l’école sur plusieurs tribunes.
« Ils ont vécu le pire, mais ils trouvent quand même le courage de se relever et militent pour faire avancer leur cause », explique-t-elle.
Le 25 mai est la journée de sensibilisation aux enfants disparus. Elle est soulignée dans 50 pays à travers le monde.
Déjeuner annuel de l’espoir
Le déjeuner annuel de l’espoir au profit d’Enfant-Retour Québec aura lieu le 26 mai de 7 h à 13 h au restaurant Barbie’s resto bar, situé au 7325 boulevard Langelier.
Le déjeuner sera servi par des agents de la paix. De l’animation, des activités pour enfants, des mascottes, des concours et prix de présence sont au menu de l’événement.
Le coût du déjeuner est de 9,99$. Pour information : 514 843-4333.





