La directrice générale d'Enfant-Retour, Pina Arcamone, estime que tous les cas d'enlèvements parentaux, résolus ou non, représentent environ 40% des dossiers qui ont été traités l'an dernier.
À ce jour, l'organisme enregistre dix cas d'enlèvement parental sur 39 enfants toujours portés disparus au Québec. Sur le lot, sept cas se sont produits à Montréal.
Mme Arcamone est convaincue que sa situation reflète une augmentation générale depuis 2009, année à laquelle remonte les dernières statistiques portant sur les enfants disparus au Québec.
Lors de cette étude, seulement 56 cas d'enlèvement parental avaient été recensés, contre plus de 5 000 cas pour les fugues.
Retourner dans leur paysLes parents qui ont manifesté leur intention d'enlever leur enfant avaient, pour la plupart, comme plan de réintégrer leur pays d'origine.
« Nous avons reçu beaucoup d'appels de gens qui se demandent comment ils peuvent retourner dans leur pays sans qu'il n'y ait d'accusation portée contre eux », s'inquiète Mme Arcamone.
Dans ce genre de situation, elle tente de s'assurer qu'il ne s'agit pas de quelqu'un qui planifie ce geste et rappelle que l'enlèvement parental est un crime au Québec et dans le reste du Canada. « Il faut faire attention aux questions que l'on pose, pour ne pas faciliter le passage à l'acte », prévient-elle.
La raison pour laquelle certains parents commettent ce crime serait souvent liée à la rupture du couple, combinée au désir de retourner dans leur pays.
C'est d'ailleurs le cas d'Azan Sahil Niazi, un petit garçon de trois ans qui a été retrouvé au Pakistan en avril dernier. Son père avait profité d'une de ses visites hebdomadaires pour enlever son fils.
Sa mère s'est rendue par la suite au Pakistan et grâce à la collaboration des autorités locales, elle a pu le retrouver et obtenir la garde légale en vertu de la Loi sur la garde d'enfants et le droit d'accès.
Les procédures peuvent toutefois s'avérer beaucoup plus complexes dans le cas d'enlèvements parentaux qui se produisent dans des pays qui n'ont pas signé la Convention de la Haye.
Pas que les pèresContrairement à ce que l'on pourrait penser, ce ne sont pas que les pères qui commettraient ce genre de crimes. À preuve, Pearl Rose Gavaghan da Massa, une Britannique de sept ans a été retrouvée à Montréal, en septembre dernier, en compagnie de sa mère, qui s'était séparée de son père. Elle l'a donc enlevée en 2008 pour s'installer à Toronto, en changeant sa propre identité et celle de sa fille.
Mme Arcamone raconte qu'Enfant-Retour a participé à la réunification de Pearl Rose avec son père.
« Il attendait ce moment depuis trois ans, mais sa petite fille, non. Il y a eu de l'aliénation mentale de la part de la mère. Il fallait donc la préparer. Pour le père, il fallait lui dire de laisser sa petite fille venir vers lui. C'était difficile parce qu'il voulait la serrer dans ses bras », détaille-t-elle.
Dans la grande majorité des enlèvements (90%), l'enfant connait son agresseur.






J'aimerais bien que celui ou celle qui a écrit le commentaire ci-dessus donne plus d'informations sur ce qu'il connaît... en quoi les lois québécoises sont-elles immorales? lesquelles le sont? qui peut donner des pots-de-vin aux juges et d'où tient-il cette affirmation? et que vient faire le déroulement du processus d'adoption dans le cas d'enlèvement des enfants par un de ses parents?