Arcelor Mittal fermera son usine de Lachine le 30 juin prochain. La direction du laminoir à fil de Lachine affirme que le tiers de ses 153 employés sera affecté à son usine de la rue Saint-Patrick, à Montréal.
(Photo: Archives)
Une grosse perte lachinoise
Arcelor Mittal s’éteint
Cette semaine, nous apprenions un triste événement. Nouvelle choc: Arcelor Mittal fermera son usine de Lachine le 30 juin prochain.
Le laminoir à fil de Lachine affirme que le tiers de ses 153 employés sera affecté à son usine de la rue Saint-Patrick, à Montréal. Pour la majorité des employés, il s’agit d’un changement plus radical qu’un simple déménagement: postes dans d’autres entreprises, rachats d’emplois, programmes d’embauche préférentielle, incitatifs à la retraire…
Jacques Thivierge, directeur produits longs-Amérique du Nord et responsable des communications, tente de rassurer les gens : «Nous voulons nous assurer le minimum de mises à pieds et limiter les impacts.»
ArcelorMittal semble avoir des intentions nobles pour diminuer les dégâts, mais le syndicat des Métallos suit l’histoire de près. Denis Trottier, son coordonnateur régional, garantit : «Nous voulons sauver nos emplois et nous sommes en arrière de nos travailleurs. Je n’accepterai pas de perte d’emploi. Ça, c’est clair et net.»
Une annonce dans les règles de l’art?
Quand on lui demande sa vision de l’annonce de la fermeture, M. Trottier éclate : «À 4 heures du matin mercredi, la nouvelle était partout sur le web. Nous n’étions pas encore au courant et nous avons appris la fermeture à la radio en se rendant au travail ou directement en arrivant à l’usine.»
Selon M. Thivierge, il s’agit d’une erreur d’un employé : «Nous avons ouvert la barrière et laissé sortir le cheval, mais nous ne nous étions pas assurés d’être assis dessus.»
En janvier dernier, l’entreprise avait annoncé à ses travailleurs qu’elle avait un plan de redressement impliquant la rationalisation d’une de ses usines : celle de Lachine ou celle de la rue St-Patrick à Montréal. À ce moment, le syndicat s’est assis avec les dirigeants. «Au cas où la compagnie déciderait que Lachine serait condamnée, nous voulions nous préparer en adoptant une façon de faire différente de celle de décembre quand ArcelorMittal a fermé deux de ses établissements de Contrecœur. Nous avions pris la peine de se parler et la façon dont l’annonce s’est faite au grand jour nous a choqués.», affirme M. Trottier. Il avoue que c’est très frustrant. Au moment de la rédaction de cet article, les employés constatent qu’aucun plan de relance ne leur a été remis par les dirigeants.