Le 9 septembre, toutes les équipes de niveau collégial, soit près de 200 joueurs, se sont réunies sur le terrain du cégep Vanier pour participer à une séance d’entraînement servant d’introduction à la nouvelle saison.
(Photo: Courtoisie)
Rugby, le prochain soccer?
> Pascal LeBlanc
Depuis environ une semaine, la Coupe du monde de rugby bat son plein en France. Plus près d’ici, la saison des équipes féminines et masculines du cégep Vanier débute aujourd’hui à Saint-Lambert. Étonnement, entre 25% et 50% des joueurs de ces équipes en seront à leur première expérience de rugby compétitif.
Même s’il s’agit d’un très vieux sport, le rugby demeure très peu pratiqué au Québec. Ron Chiasson est entraîneur pour les équipes du cégep Vanier depuis 1986 et selon lui, la clé pour faire connaître davantage ce sport est de l’introduire aux enfants lorsqu’ils sont en bas âge. «Le soccer a explosé en popularité parce que des efforts ont été mis pour faire participer les jeunes très tôt. C’est pour ça qu’on a le mini rugby maintenant.»
Les Lions de Montréal forment donc la relève locale de ce sport. Des jeunes de 7 à 12 ans provenant de Saint-Laurent et de ses environs se familiarisent avec le rugby tous les dimanches de l’été sur le terrain de l’académie Lauren Hill. Les contacts sont remplacés par une formule «tag» où le porteur du ballon doit lâcher sa prise dès qu’il est touché. Les jeunes sont supervisés par des membres du Club de rugby de la Ville Mont Royal, une équipe fondée en 1954, qui évolue au sein de la ligue de Montréal.
Toutefois, entre le programme de mini rugby des Lions et celui des Cheetahs du cégep Vanier, les jeunes laurentiens ont peu d’opportunité pour pratiquer leur sport préféré. «L’académie Lauren Hill offre un programme, mais c’est tout. Les jeunes du secondaire qui veulent jouer doivent manifester leur désir de jouer à leurs écoles et on doit espérer la collaboration du personnel», explique Ron Chiasson. L’entraîneur comprend que les écoles peuvent être réticentes à intégrer le rugby dans leur programme sportif, puisqu’il s’agit d’un sport de contacts et que les joueurs ne portent presque pas d’équipement. D’un autre côté, il suggère que les coûts pour pratiquer ce sport sont moindres et que la formule « tag» demeure une option intéressante pour les jeunes.
Depuis le début de sac carrière, Ron Chiasson admet ne pas avoir constaté beaucoup de changement dans la pratique du rugby au Québec, mais un vent d’optimiste souffle, alors que les jeunes démontrent de plus en plus d’intérêt pour le sport national néo-zélandais.
(Photo: Courtoisie)