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La chef du PQ Pauline Marois plaide pour l'exploitation du pétrole et du gaz

Presse Canadienne Article mis en ligne le 26 juin 2008 à 0:00
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QUEBEC - L'exploitation des riches gisements gaziers et pétroliers du Golfe Saint-Laurent pourrait rapporter 50 milliards $ dans les coffres de l'Etat québécois en cinq ans, a soutenu jeudi la chef péquiste Pauline Marois.
La leader du Parti québécois a plaidé en conférence de presse pour l'exploitation commerciale du gaz et des hydrocarbures afin de "créer la richesse" et "améliorer" de ce fait même les services de santé et d'éducation au Québec.
Selon elle, les Québécois ont "tout à gagner" à mettre à profit les gisements présents dans plusieurs sites identifiés en Gaspésie, dans les Basses-Terres et au large du Golfe du Saint-Laurent.
Plus précisément, Mme Marois reluque la mégastructure offshore Old Harry, située à 80 kilomètres au nord-est des Iles de la Madeleine. D'après des analyses, la structure géologique comporterait du gaz en quantité ou du pétrole pouvant atteindre jusqu'à deux milliards de barils
"Les réserves gazières de notre sous-sol peuvent être des sources importantes de création de richesse collective, jusqu'à 50 milliards de dollars en cinq ans, et il serait totalement irresponsable, à mon point de vue, de ne pas s'y intéresser", a dit la chef du PQ.
Il ne s'agit pas de nationaliser le gaz, a-t-elle tenu à préciser. Les recettes versées à l'Etat proviendraient des redevances, des impôts et des taxes générés par l'activité industrielle et commerciale.
Mais l'exploitation de ces ressources devra se faire en vertu du principe de développement durable et dans le respect des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), a martelé la députée de Charlevoix.
Pour parvenir à concilier le développement économique et les impératifs de protection de l'environnement, la chef péquiste mènera une mission en Norvège du 20 au 26 juillet pour s'inspirer des méthodes d'exploitation "vertes" retenues par ce pays.
"Parmi les grands pays producteurs de pétrole, la Norvège a réussi, selon les informations dont nous disposons, à la fois à extraire cette ressource et à renforcer son bilan énergétique. La Norvège (...) jouit d'un fonds de près de 400 milliards de dollars grâce à sa production de pétrole", a relaté Mme Marois.
Mais avant d'espérer encaisser les redevances et les impôts, le gouvernement du Québec devra résoudre le vieux litige qui l'oppose au fédéral sur le partage des compétences dans le Golfe.
A cet égard, la numéro un du Parti québécois cite une proclamation "qui a eu lieu il y a déjà quelques siècles" et qui reconnaît la propriété québécoise du fond du Golfe.
"Nous pensons, nous, que nous avons autorité (et qu'il) est tout à fait possible pour nous d'exploiter cet espace, ce lieu", a-t-elle estimé.
Le dossier de la propriété juridique de Old Harry pourrait connaître un développement important dès le mois prochain. Les autorités du ministère québécois des Ressources naturelles rencontreront en effet leurs interlocuteurs fédéraux au cours du mois de juillet à Québec pour tenter de trouver un terrain d'entente.
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