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Québec dévoile un plan d'action de 16,7 millions $ pour l'économie sociale

Presse Canadienne Article mis en ligne le 1 novembre 2008 à 23:00
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MONTREAL - Trois ministres provinciaux ont annoncé en grande pompe, dimanche à Montréal, un Plan d'action gouvernemental pour l'entrepreunariat collectif de 16,7 millions $, tout en niant qu'il s'agisse d'une annonce électorale, au moment où un déclenchement d'élections provinciales cette semaine semble de plus en plus probable.
La vice-première ministre et ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, a fait l'annonce d'un plan de 21 actions, basé sur une période de cinq ans, consacré au développement de l'économie sociale et qui permettra aux entreprises de ce secteur de développer et consolider leurs opérations.
"Notre objectif est vraiment de donner une nouvelle bouffée d'oxygène à nos entreprises d'économie sociale. Et c'est un point de départ, ce n'est pas un point d'arrivée. Alors évidemment, on sera appelé au fil des mois et des années qui vont s'écouler à bonifier notre soutien", a expliqué Mme Normandeau.
Accompagnée du ministre du Développement économique et responsable de la région de Montréal, Raymond Bachand, et du ministre des Affaires autochtones, Benoît Pelletier, Mme Normandeau a pour l'instant promis un montant de 5,25 millions $ qui sera consacré au soutien des 15 pôles d'économie sociale en région.
La ministre a également souligné qu'une enveloppe spécifique de 4,25 millions $ avait été réservée à la métropole, ce qui démontre, a-t-elle indiqué, que le gouvernement reconnaît l'importance de ce secteur économique sur le territoire de la Ville de Montréal.
"Dans le contexte de fragilité économique, je crois sincèrement que l'économie sociale est une approche qui est plus que jamais pertinente, appelée à prendre davantage sa place, et c'est un type d'économie qui répondra davantage aux besoins", a-t-elle déclaré.
M. Pelletier a pour sa part fait l'annonce d'une enveloppe de 300 000 $ qui sera consacrée aux initiatives d'entrepreunariat collectif des autochtones hors réserve et aux communautés inuites souhaitant démarrer des entreprises d'économie sociale sur leurs territoires. M. Pelletier s'est dit très fier d'annoncer un volet du plan d'action qui soit spécifiquement consacré aux communautés autochtones.
"Nous avons comme gouvernement un grand objectif, soit de créer un modèle d'économie sociale autochtone", a-t-il affirmé.
Par ailleurs, les trois ministres ont tous nié que le dévoilement du plan d'action représente une annonce électorale. Le plan devait être dévoilé à la fin octobre et son annonce serait même tardive, selon M. Bachand. Le ministre s'est toutefois fait moins catégorique au fil de sa réponse, laissant définitivement présager des élections cet automne.
"On ne devrait pas pénaliser les gens de l'économie sociale en retardant l'annonce, sinon on attendrait la fin décembre si jamais il y a des élections. C'était le calendrier qui était prévu, et il vaut mieux faire l'annonce de façon accélérée que de la faire pendant la campagne électorale. Si ça avait été le cas, là vous nous auriez dit que c'est une annonce électorale", s'est maladroitement défendu le ministre.
M. Bachand a également confirmé qu'il avait réservé son local électoral, "au cas où...". De son côté, Mme Normandeau s'est fait plus discrète, indiquant simplement qu'elle se tiendrait prête.
"Peu importe le moment du déclenchement, on a la responsabilité d'être prêt. Alors on se prépare", a-t-elle expliqué.
M. Pelletier a quant à lui refusé de préciser s'il se préparait à un déclenchement des élections.
"J'attends toujours que les élections soient déclenchées avant d'annoncer mes intentions et avant de mettre en branle la machine électorale", a-t-il affirmé.
Le secteur de l'économie sociale touche particulièrement les aînés, les personnes immigrantes, les familles défavorisées et les jeunes, et elle génère annuellement plus de 125 000 emplois dans plus de 7000 entreprises, selon la vice-première ministre. L'économie sociale génère également chaque année des retombées économiques de 17 milliards $ et une part du produit intérieur brut plus importante que celui du secteur de l'aérospatiale, a-t-elle précisé.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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