WINNIPEG - Aucun employé n'est à blâmer pour la mort d'un itinérant décédé après une attente de 34 heures à l'urgence d'un hôpital de Winnipeg en septembre dernier, a conclu l'Office régional de la santé de Winnipeg, mercredi.
Personne ne sera assujetti à une mesure disciplinaire à la suite de la révision interne des circonstances du décès de Brian Sinclair. La révision a démontré que M. Sinclair n'est pas mort à cause de l'action ou de l'inaction d'un individu en particulier, aussi aucune sanction n'est justifiée, affirme l'Office.
Mais les hôpitaux de la ville feront des changements pour s'assurer qu'une tragédie similaire ne se reproduise plus.
M. Sinclair n'a jamais été enregistré par une infirmière de l'urgence à son arrivée à l'hôpital, et il a passé 34 heures dans la salle d'attente avant de mourir d'une infection évitable de la vessie. Quand il a enfin été examiné, M. Sinclair, qui se déplace en fauteuil roulant depuis qu'il a perdu ses jambes à cause d'engelures, était mort depuis plusieurs heures.
Le médecin légiste du Manitoba a demandé une enquête formelle sur sa mort.
Entre-temps, l'Office a dit avoir questionné le personnel présent au moment des événements. Quiconque arrive à l'urgence sera maintenant enregistré électroniquement avant de passer dans la salle d'attente, a indiqué l'Office. Le personnel hospitalier devra également parler à chaque patient dans la salle d'attente toutes les quatre heures. Et on fera en sorte que le personnel de l'urgence n'ait plus à s'occuper des patients qui se présentent pour un rendez-vous de suivi avec un spécialiste ou pour toute autre consultation non urgente.
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