OTTAWA - Le sous-procureur général du Canada affirme que le plaidoyer en faveur de la sécurité nationale signifie qu'Ottawa ne peut pas fermer la porte aux régimes qu'il n'aime pas.
John Sim a fait ces commentaires à la suite du dévoilement du rapport d'enquête fédéral sur l'implication des autorités canadiennes dans l'emprisonnement et la torture en Syrie de trois Canadiens d'origine arabe.
L'ex-juge de la Cour Suprême, Frank Iacobucci, a déclaré que des fonctionnaires canadiens ont contribué indirectement aux traitements brutaux de Abdullah Almalki, Ahmad El Maati et de Muayyed Nureddin en partageant des informations non-substantielles et parfois incendiaires avec des services de renseignement étrangers et des agences policières.
Aucun des trois hommes, qui ont tous nié leur implication dans le terrorisme, n'a été accusé.
Le fonctionnaire en chef du département de la Justice, M. Sim, a affirmé vendredi devant un groupe de fonctionnaires et d'universitaires que les agences sécuritaires doivent faire le point.
Il estime que l'on doit lire attentivement le dernier rapport afin de voir ce qui peut être amélioré mais que le robinet des renseignements ne doit pas être fermé dans un monde où le combat contre le terrorisme occupe une place importante.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne