ST-JOHN'S, T.-N. - La dernière victime à témoigner dans l'enquête publique sur les tests de dépistage du cancer du sein bâclés à Terre-Neuve-et-Labrador a indiqué vendredi qu'elle ignorait jusqu'à cette année l'invalidité des examens qu'elle avait passés.
Elizabeth Finlayson a raconté en cour qu'elle s'était intéressée à son état de santé après avoir vu à la télévision en mars dernier les audiences permettant aux patients floués d'exposer au grand jour l'étendue de cette erreur médicale.
Mme Finlayson a précisé que des responsables de la santé publique lui ont signifié que ses tests de dépistage n'étaient pas compris dans ceux révisés pour la période 1997 à 2005.
Ces révélations sont survenues huit ans après qu'on lui eut diagnostiqué la maladie et qu'elle eut dû subir l'ablation du sein gauche. C'est seulement cet été que la dame de 68 ans a découvert l'invalidité de ses examens et qu'elle a apprise qu'elle n'était pas admissible au traitement hormonal.
Plus tôt cette semaine, le premier ministre Danny Williams s'est excusé publiquement aux patients et aux familles qui ont été affectés par cette erreur médicale. C'est lui-même qui avait déclenché l'enquête publique pour tirer les choses au clair.
Au cours de son témoignage, le premier ministre terre-neuvien a indiqué que si son ancien ministre de la santé l'avait informé du problème trois ans plus tôt, plusieurs patientes auraient pu éviter la mort.
Les procédures ont été enclenchées afin de déterminer comment 400 patientes de la Eastern Health Authority n'ont pu subir d'examens valides. L'enquête s'attarde principalement aux tests sur les récepteurs d'hormones.
Les audiences publiques ont aussi permis de déterminer que le laboratoire chargé d'effectuer les examens à St. John's manquait de personnel, qu'il utilisait des techniques d'évaluation incorrectes et que la formation n'était pas adéquate.
Les premiers cas ont été répertoriés au printemps 2005, lorsque des médecins ont relevé des incongruités entre les résultats des tests de dépistage et la présence d'un cancer du sein chez certaines patientes.
Un rapport final contenant des recommandations au gouvernement provincial sera remis en février par la commissaire chargée de l'enquête, Julia Margaret Cameron.
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