MONTREAL - Un nombre croissant d'Autochtones vivant en milieu urbain habitent dans des logements surpeuplés et en mal de réparations.
C'est ce qu'ont relevé les auteurs d'une nouvelle étude de l'Institut de recherche en politiques publiques.
A leur avis, il faut que les gouvernements mettent en place un programme de logements sociaux pour surmonter cette crise.
Dans " Social Housing and the Role of Aboriginal Organizations in Canadian Cities ", Ryan Walker, de l'Université de la Saskatchewan, examine la qualité des logements autochtones à Winnipeg et à Vancouver, ainsi que dans des zones urbaines du Québec et de la Saskatchewan. Il constate que les organisations d'habitation autochtone ont trouvé des formules innovatrices pour répondre aux problèmes de logement, mais que les ressources mises à leur disposition par les gouvernements ne suffisent pas pour leur permettre de répondre aux besoins actuels.
Ottawa a réduit sensiblement le financement du logement social dans les années 1990. Ryan Walker juge que le réengagement récent du gouvernement fédéral dans le secteur du logement à prix modique ne répond pas aux besoins et n'est pas appuyé par les fonds nécessaires, des objectifs clairs et un engagement à long terme.
Les organisations d'habitation autochtone et les autres organismes communautaires font leur part, d'après lui, mais il faut maintenant que les gouvernements s'acquittent de leur obligation d'améliorer la qualité de vie. Pour ce faire, ils doivent adopter une politique de logement assortie d'objectifs bien définis, de ressources financières adéquates et d'un horizon temporel suffisamment long.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne