QUEBEC - A l'aube des partys et réceptions de Noel, près de 40 pour cent des Québécois avouent conduire leur voiture en sachant bien que leur taux d'alcoolémie dépasse la limite permise.
Vingt-cinq pour cent des Québécois affirment toutefois qu'il le font rarement, alors que 15 pour cent le font régulièrement.
C'est ce que révèle une enquête de l'Institut de recherche sur le bonheur (IRB), réalisée entre le 27 août et le 27 octobre auprès de 1092 répondants. La marge d'erreur est de 3,7 %.
Pour Pierre Côté, fondateur de l'IRB, il est clair que ces chiffres sont conservateurs et que, dans la réalité, les proportions risquent fort d'être plus élevées.
Ainsi, ce sont les jeunes de moins de 35 ans qui se montrent les plus responsables et les plus sensibilisés, mais ils sont tout de même 32 pour cent à admettre qu'il leur arrive de conduire leur véhicule avec les facultés affaiblies. Cette proportion grimpe à 46 pour cent pour les personnes de 45 ans et plus.
Les hommes sont 45 pour cent à avouer conduire leur véhicule en sachant que leur taux d'alcoolémie est supérieur à la norme alors que cette proportion descend à 34 pour cent chez les femmes.
Les deux tiers des Québécois seraient d'accord pour munir les voitures d'un système qui empêcherait le moteur de démarrer si le conducteur affiche un taux d'alcoolémie supérieure à la limite.
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