Se faire avoir...
En sortant du théâtre, mardi soir dernier, j’ai pensé à Nathalie Simard... Il le fallait bien, compte tenu et du contexte de l’actualité concernant l'artiste et de ma soirée passée agréablement au Théâtre du Nouveau Monde (TNM). Le lien était facile. Je m’explique.
Je suis allé voir L’Imprésario de Smyrne, une joyeuse comédie de l’auteur vénitien Carlo Goldoni, vieille de 300 ans, mais toujours aussi actuelle dans son propos, tout comme celles de ce cher Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière. La pièce de Goldoni nous présente un Comte bien rusé qui fait croire à trois divas (sans grand talent, mais d’une grande prétention!) qu’un imprésario turc veut les engager dans un opéra. Le projet est bidon, le Turc disparaît comme il est apparu, sans tambour ni trompette, laissant à peine quelques sous dans un petit sac (une ruse du comte?) pour les dédommager...
Madame Simard, est-ce que ce petit résumé du spectacle, disons un peu simpliste, vous rappelle quelque chose? ... Faire miroiter de beaux projets qui ne se réalisent pas ou, pire encore, partir avec l’argent de la caisse, voilà des réalités que plusieurs artistes vivent ou ont vécu au travers de gérants et imprésarios fourbes, arnaqueurs, sans scrupules et sans remords.
Je fais ce parallèle en pensant à Nathalie Simard, qui passe actuellement quasiment pour une «complice» de sa propre arnaque (l’arroseuse arrosée?), mais je pense aussi et surtout à ceux et celles qui en ont beaucoup souffert, comme les Laurence Jalbert, Anthony Kavanagh et autres humoristes bien connus qui ont été floués par des gens proches d'eux ou de leur entourage.
Se faire éventer…
Dans un autre ordre d’idée, mais en gardant bien en mémoire le thème de l’arnaque, – ou du mauvais coup, ce qui est peut-être moins grave – , que penser de l’annonce de l’érection prochaine de nouvelles éoliennes dans le paysage québécois?...
Il s’en trouvent pour dénoncer avec vigueur l’apparition prochaine de ces machines à produire de l’électricité. Il s’en trouvent aussi, comme l’écologiste Steven Guilbeault (chroniqueur chez Transcontinental), pour applaudir au développement de nouveaux parcs éoliens afin d’emmagasiner une électricité propre, produite par la force du vent qui active les pales de ces géants blancs, dans un souci de développement durable, un concept à la mode de ce temps-ci.
Se faire abandonner…
Une autre arnaque?, orchestrée celle-là par un gouvernement totalitaire et dictatorial, en Birmanie (maintenant le Myanmar) lourdement touchée par le cyclone Nargis.
La junte miltaire au pouvoir laisse dans l’abandon presque total la population birmane aux lendemains du passage du cyclone. On parle, à ce jour, de plus de 20 000 morts. Les survivants attendent de l’aide humanitaire des quatre coins de la planète, mais les secours n’arrivent pas, bloqués ou ralentis par un gouvernement cruel qui ferme ses frontières…