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Sciences, parfum et botanique

Deux élèves laurentiennes s’illustrent lors de l’Expo-sciences régionale

Pascal LeBlanc par Pascal LeBlanc
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Article mis en ligne le 28 mars 2008 à 15:35
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Sciences, parfum et botanique
Catherine Gauthier a remporté le premier prix de l’Expo-sciences régionale Bell en présentant un projet de vulgarisation de la théorie olfactive vibrationnelle de Luca Turin. (Photo: Courtoisie)
Sciences, parfum et botanique
Deux élèves laurentiennes s’illustrent lors de l’Expo-sciences régionale
Une élève du cégep de Saint-Laurent et une autre de l’école secondaire Saint-Laurent ont démontré que la relève scientifique est bien assurée dans l’arrondissement, alors qu’elles sont chacune reparties avec une médaille de la finale régionale de l’Expo-sciences Bell, tenue du 13 au 15 mars au Biodôme.
Catherine Gauthier, qui en est à sa troisième et dernière année au cégep de Saint-Laurent, a en fait remporté le premier prix Bell, soit l’honneur le plus convoité de l’Expo-sciences. En plus d’une médaille d’or (catégorie senior), elle s’est vu remettre une bourse de 750$, ainsi qu’une bourse d’étude de l’Université Laval de 1000$.

Élève de quatrième secondaire au pavillon Émile-Legault de l’école Saint-Laurent, Tevy Chan a quant à elle obtenu la médaille de bronze dans la catégorie intermédiaire et une bourse de 250$.

Les deux jeunes femmes se sont du coup mérité une place pour la finale québécoise, la Super Expo-sciences Bell, qui se tiendra du 17 au 20 avril à l’École de technologie supérieure (ETS) de Montréal.
Le code secret des odeurs
Les scientifiques ne s’entendent pas encore exactement sur la manière dont les humains décodent les différentes odeurs. Deux théories se démarquent: la première, plus populaire, renvoie aux formes moléculaires, la seconde, moins reconnue, est celle présentée par Catherine Gauthier lors de son projet. Plus précisément, il s’agit d’une vulgarisation de la théorie olfactive vibrationnelle émise par Luca Turin en 1996.
«Dans mon projet, je démontre d’abord des faits qui invalident la théorie la plus populaire en exposant ses failles, explique Catherine. Malcom Dyson a d’abord eu l’idée de la théorie olfactive vibrationnelle en 1938; il croyait que le nez fonctionnait comme un spectroscope biologique». À l’époque, la théorie de Dyson a été complètement rejetée. Ce n’est que plusieurs années plus tard que Turin reprit l’hypothèse en s’appuyant sur des principes de physique quantique et de chimie qu’il appliqua à la biologie. Le scientifique français prétend que les caractéristiques des odeurs seraient déterminées par les vibrations de la molécule odorante, alors que l'intensité de l'odeur serait liée à la forme de la molécule. Quoique davantage respectée par la communauté scientifique, la théorie de Turin est loin de faire l’unanimité, mais intrigue bien des gens du secteur de la parfumerie et du cosmétique.

Catherine s’est d’abord intéressée à la science des odeurs à la suite de la lecture d’un magazine. «J’ai toujours aimé les parfums et en cinquième secondaire, j’ai lu un article qui parlait d’un livre sur les parfums qui semblait très intéressant. Je l’ai lu, mais je ne comprenais pas tout. Je l’ai laissé de côté un moment et j’ai recommencé à le lire au cégep.» Catherine a continué à se renseigner en consultant plusieurs ouvrages et elle a décidé d’en faire le sujet de son projet d’intégration des acquis. Puisqu’elle est inscrite à l’option biologie médicale du programme de sciences de la nature, certains principes qu’elle a vu en classe se sont avérés bien utiles. «Ce qu’on apprend n’est pas mis en contexte, alors le projet m’a permis d’utiliser ce que j’ai appris et de l’appliquer, indique-t-elle. J’ai aussi été surprise de constater l’attitude de la communauté scientifique à l’égard de Turin, surtout que sa théorie pourrait révolutionner l’industrie du parfum.»

L’an prochain, Catherine entamera son parcours universitaire à la faculté de médecine dans le but de devenir chirurgienne. Elle croit sincèrement que son expérience à l’Expo-sciences lui aura été bénéfique. «Ça m’a permis de rencontrer d’autres jeunes passionnés et de me faire des contacts, affirme-t-elle. Je ne m’attends à rien pour la finale québécoise, le niveau de compétition risque d’être supérieur, mais je suis juste heureuse de pouvoir présenter aux gens un sujet qui me passionne».
Les plantes carnivores
Le projet qui a permis à Tevy de remporter une médaille et celui qu’elle présentera à la finale provinciale porte sur les plantes carnivores et plus particulièrement la dionée. La jeune scientifique s’interrogeait sur le processus de digestion des insectes par ces plantes et a décidé d’en faire le sujet de son kiosque. «Quand j’étais petite, j’ai lu une histoire d’une plante carnivore et ça m’a intéressée. J’étais curieuse d’en savoir plus, alors j’ai lu des livres, raconte-t-elle. Lorsque mon professeur nous a parlé de l’Expo-sciences, j’ai pensé que ça serait intéressant de montrer l’intelligence de la nature par la capacité des plantes carnivores à s’adapter à leur milieu».
Tevy, qui compte bien poursuivre ses études dans le domaine des sciences de la santé, a beaucoup apprécié son expérience lors de l’Expo-sciences au Biodôme. «C’était plaisant de rencontrer des jeunes avec la même passion pour la science, mentionne-t-elle. J’aimais aussi expliquer mon projet aux autres, surtout les plus jeunes, car ils avaient l’air plus intéressés». Même si elle est un peu nerveuse dans l’attente de la Super Expo-sciences, Tevy ne veut pas se mettre trop de pression. «Je vais faire de mon mieux, mais je ne veux pas trop me stresser. C’est important de se relaxer, parce que dans le fond c’est quelque chose de l’fun.»

(Photo: Courtoisie)

(Photo: Courtoisie)

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