«À l’Hôpital de Lachine, le français est là et il y restera»
Je déplore l’attitude de quelques individus qui réclament le français au Centre hospitalier de Lachine. Le français est là et il y restera. Il faut être très ignorant de l’Histoire de Lachine pour s’acharner à faire cette bataille.
Toujours, on a pu se faire soigner en français, soit à l’hôpital Sainte-Agnès (accouchements), soit à l’Hôpital général ou par les Infirmières de Victoria qui offraient un service de première classe en visitant les malades à domicile. Ma famille a bénéficié de ces services, que ce soit par des personnes de langue anglaise ou autres.
Il faut se souvenir de l’étroite collaboration entre les Anglais et les Français. Il faut se rappeler l’effort que les Anglais ont fait pour communiquer avec nous dans tous les sports dont Lachine était reconnu avant-gardiste. Au hockey, c’était la Ligue des églises. À la balle molle, au tennis, en patinage artistique, à la crosse avec les Indiens de Kahnawake. Souvenons-nous des classes d’élèves d’autres nationalités à Piché. Les équipes qu’on y formait.
En plus, Lachine étant une ville industrialisée. Combien de résidants ont travaillé sans problème pour des patrons de langues différentes. Dominion Bridge, Dominion Engeneering, Allis Chalmers, etc.
Vous les jeunes, posez les bonnes questions, demandez aux membres de vos familles s’ils ont souffert de vivre dans une ville qui était bilingue à 50% ou presque. Où toutes les associations de toutes les langues participaient à des activités conjointes. Où les gens aimaient venir y vivre et élever leurs familles.
Nous avons quand même gardé notre langue pendant toutes ces années; la preuve, on se bat aujourd’hui! Parce qu’on a peur de la perdre ou parce qu’on ne veut pas se donner la peine de bien regarder autour de nous pour voir la réalité dans une mondialisation.
À mon avis, cette bataille de langue montre un degré d’insécurité et de manque de confiance. Nous recherchons des assurances qui nous dégageraient de responsabilités.
Laissez tomber et retournez faire votre travail avec la qualité qu’on connaît fièrement et en toute sécurité.
Jean-M. Auclair
Lachine, le 11 mars 2008