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Les pieds sur terre, la tête dans les nuages

L’école Aérotraction à Lachine

par Sophie Méley-Daoust
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Article mis en ligne le 4 mars 2008 à 14:56
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Les pieds sur terre, la tête dans les nuages
Le Québec compte de plus en plus d’adeptes du paraski et plusieurs s’y initient depuis maintenant trois ans à l’école Aérotraction, située à Lachine. (Photo: Archives)
Les pieds sur terre, la tête dans les nuages
L’école Aérotraction à Lachine
Des skis alpins, des bottes, un casque, un harnais et un cerf-volant de traction: tous les éléments essentiels pour faire de votre hiver une saison agréable où même le froid n’aura pas raison de votre motivation à vous lancer sur une surface gelée pour faire du paraski avec une détour par l’école Aérotraction, à Lachine.
«Peu de gens connaissent ce sport qui ressemble pourtant à la planche à voile», confie Marc Laverlochère, instructeur certifié de paraski à Lachine pour un troisième hiver.

Pour cet amateur de glisse, le paraski est un sport complet et accessible à tous. «Des gens de tous les âges le pratiquent. J’enseigne à un jeune de 5 ans et mon doyen à 86 ans», confie-t-il, les deux pieds sur la petite baie glacée formée à la sortie du canal de Lachine et avant le fleuve Saint-Laurent et le lac Saint-Louis, un endroit à la fois sécuritaire et jouissant de bonnes conditions climatiques. Ces dernières sont d’ailleurs primordiales pour pouvoir profiter pleinement de ce sport.

«Le paraski peut être pratiqué dès que le vent souffle à 10 km/heure», explique Marc Laverlochère, la tuque bien enfoncée sur la tête et le harnais bien en place, prêt à faire une démonstration de ce qu’est ce hobby de la glisse.

Maîtrisable en une demi-heure pour un débutant, qui doit obligatoirement suivre un cours d’initiation de deux heures, le paraski donne l’impression d’être un réel jeu d’enfant. Le vent, utilisé comme force de traction, fait tout le travail.

«Le paraski est instinctif, surtout chez les enfants», note Marc Laverlochère pour qui ce divertissement physique n’a plus de secret. «J’ai fait l’essai de plusieurs sortes de voiles, mais celles que j’utilise sont les plus faciles à manier», assure-t-il.

Les adeptes peuvent ainsi se laisser glisser par le vent ou se lancer dans le freestyle en expérimentant divers sauts, et ce, autant en ski alpin qu’en planche à neige. Chacun doit aussi se munir d’un cerf-volant de traction qui se prête à la vitesse du vent. Les toiles varient ainsi de trois à 18 mètres carrés et peuvent affronter des vents allant jusqu’à 70 km/heure.

Amoureux de la nature, Marc Laverlochère organise également des randonnées et des expéditions de type no trace réduisant au minimum les impacts de l’homme en milieu naturel. Il constate en plus fièrement le côté 100% écolo du paraski. «Pas de moteur, pas d’essence!», lance celui qui, originaire de la région parisienne, a élu domicile au Québec il y a six ans, par désir de changement et de découverte de grands espaces.

L’école de Marc Laverlochère, bien qu’à la merci des aléas de la nature, a bénéficié cette année d’une météo plus que favorable, permettant de débuter les cours avant Noël. Et, un peu comme au hockey, la saison se prolonge parfois jusqu’en avril, au plus grand plaisir des paraskieurs. L’été, la glace est troquée pour l’eau et divers sports de glisse peuvent également être pratiqués.

Ceux qui n’en démordent plus peuvent même acheter un cerf-volant de traction auprès d’Aérotraction, car Marc Laverlochère est détaillant autorisé pour la compagnie québécoise ParaskiFlex.

Avec plus de soixante écoles de paraski à travers la province et de plus en plus d’adeptes, ce sport, bien qu’il existe depuis une vingtaine d’années, est assurément un gage de succès dans ce pays de neige qu’est le Québec.

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Philippe Pouliot

Commentaire mis en ligne le 9 mars 2008
Nous avons essayé le sport dernièrement et avons grandement apprécié. Nous étions 2 "snowboarders" et 1 "Snowblader". Tout le monde en a eu pour son plaisir. Honnêtement, c'est beaucoup plus simple que de se rendre au centre de ski et on n'a pas à remonter après 5 minutes de glisse!

Benoit Royer

Commentaire mis en ligne le 5 mars 2008
J'ai eu l'occasion d'avoir suivi le cour d'initiation de paraski avec Marc Laverlochère à Lachine...très pédagogue!
C'est un réel plaisir que d'être dans ce décor ouvert au lac St-Louis et de se faire tirer simplement par une voile avec le vent. Je suis heureux de constater que les possibilités de glisse ne se limite plus au montagne payante de l'extérieur de l'île de Montréal. Une maîtrise de base de la voile, du vent et une surface plane suffise à donner aux grands et petit enfant une sensation de liberté.

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