Le médecin lachinois Jocelyn Dodaro dirige les services pré-hospitaliers en Afghanistan
Un service en moins d'une heure à la Clinique médicale de Kandahar!
Au Québec, diriger une clinique médicale dans laquelle tous les patients seraient vus en moins d'une heure est comme un rêve inaccessible. Le docteur Jocelyn Dodaro, de l’arrondissement de Lachine, dirige les services pré-hospitaliers à Kandahar, mais également sur des postes avancés dans le reste du pays. Lorsqu'il travaille dans la clinique médicale canadienne de la base militaire de Kandahar, il fait, sans le savoir, des envieux car ici les patients n'ont pas le temps d'attendre.
De 7h30 à 22h, sept jours sur sept, les patients paradent. Ils consultent pour divers problèmes qui vont des otites, au rhume, au mal de gorge en passant par les problèmes musculaires et squelettiques et bien d'autres. «Nos patients sont en général en bonne santé. Que ce soit ici ou ailleurs la médecine reste la même.» Le travail du Dr Dodaro est donc de remettre sur pied les troupes et de faire le suivi auprès de l'armée. «J'agis un peu comme la CSST. J'informe la chaîne de commandement. Ensuite, je donne mes recommandations, par exemple, je peux conseiller de mettre quelqu'un sur les travaux légers. Toutefois, si je vois que la personne est trop maganée et qu'elle ne pourra pas reprendre du service avant trois semaines, je la retourne à la maison.»
Le Dr Dodaro observe qu'un bon nombre de ses patients ont une forme olympique, mais il avoue que plusieurs d'entre eux vivent des problèmes psychologiques. « La peur, l'éloignement de la famille, les problèmes conjugaux, le stress, les conditions sont difficiles et affectent plusieurs personnes. C'est normal, c'est la nature humaine. »
Évidemment, la clinique ne traite pas les cas graves, ceux-ci sont référés à l'hôpital, qui est, semble-t-il, aussi bien équipé qu'un hôpital civil en milieu urbain. Là encore, le Dr Dodaro souligne qu'il n'y a pas énormément de différence entre les soins prodigués dans cet hôpital versus ce que l'on offre dans un centre urbain au Québec et il sait de quoi il parle puisqu'il travaille également à temps partiel, une journée par semaine, à l'hôpital Saint-François d'Assise à Québec. « C'est la régularité qui change. Au Québec, tu peux avoir cinq cas en une semaine et rien pendant dix jours. Ici, les traumas et autres problématiques sont constants. Dans les deux endroits, les patients sont traités de la même façon, car que vous ayez sauté sur une mine ou que vous soyez victime d'un accident d'auto, les traumatismes peuvent être similaires. » D'ailleurs, contrairement à ce que l'on pourrait croire, il y a peu de blessés par balles, les traumatisés sont pour la plupart des victimes de bombes artisanales.
Le Dr Dodaro ne se plaint pas de ses conditions de travail, car ici, il a le temps de parler aux patients et même de prendre un café avec ses collègues. Ce qui est lourd par contre, ce sont les heures continues et la bureaucratie. « Ici, le stress est différent; on s'épuise et la bureaucratisation fruste plus d'un médecin. »
Même s’il est pour la plupart du temps à la clinique, il arrive que le Dr Dodaro sorte pour aller voir son monde sur les postes avancés. Dans ces cas, que vous soyez médecin ou non dans les forces armées, vous êtes un militaire et si jamais vous tombez sous le feu ennemi, vous devez répliquer. Par chance, cette situation n'est jamais arrivée au Dr. Dodaro.
Même s'il n'a jamais eu à se battre contre l'ennemi, le médecin lachinois a quand même eu sa part de moments difficiles. «Nous avons perdu deux amis qui étaient des ambulanciers. Je pense que c'est la première fois depuis la guerre de Corée que le Canada perdait du personnel médical.» Le docteur Dodaro a eu aussi à faire le choix difficile de choisir qui sera soigné ou non. « Il y a eu un attentat à la frontière du Pakistan. Je suis venu prêter assistance. J'avais seulement 20 places dans l'hélicoptère de retour, mais j'avais 36 blessés. J'ai pris les enfants et ceux qui étaient gravement blessés. J'ai laissé les autres là-bas, mais je me suis assuré que leur blessure était sans danger pour leur vie. »
Bien qu'il soit un jeune médecin dans la quarantaine, l'heure de la retraite a sonné pour le Dr Dodaro. Dans cinq mois, il aura terminé son service, mais il continuera à travailler. Il ira rejoindre l'équipe de l'hôpital du Haut-Richelieu probablement dans le secteur qu'il préfère, soit les soins d'urgence. «Je suis fatigué, je veux passer à autre chose.»
Madame la Docteure de kandahar,
maurice borduasArticle mis en ligne le 9 février 2008
cette Madame Jocelyn Dodaro, viens de trouver un emploi pour l'an prochain, car les soldats canadiens qui sont a kandahar reviendront en février 2009,si elle veut travailler a lachine dans notre hôpital de la 16e avenue,elle serait la bienvenue, nous aussi sommes a la recherche de gens qualifiée comme cette spécialiste,peut-être je rêve,les dirigeants de notre hôpital y ont sûrement pensé a l'engager,bienvenue Madame a Lachine la plus belle ville de l'île de montréal,