Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Bandeau ANGRIGNON regulier francais
Le Messager Lachine Dorval
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Pour le respect de la diversité citoyenne

Article mis en ligne le 7 janvier 2008 à 13:11
Soyez le premier à commenter cet article
Pour le respect de la diversité citoyenne
Je trouve très intéressant que Transcontinental, citoyen corporatif dans notre communauté, ait pris l’engagement de devenir la voix communautaire de tous les citoyens, peu importe nos différences culturelles, dans la langue commune de notre société, le français.
Je trouve très intéressant aussi que le Syndicat de l’enseignement de l’Ouest de Montréal (SEOM) ait pris la peine de déposer un mémoire à la commission Bouchard- Taylor demandant des balises très claires sur la question en particulier des accommodements à caractère religieux dans nos écoles. Qu’est-ce qui est acceptable et inacceptable?

Dans le but de faire avancer le débat sur cette question, il m’apparaît important de bien comprendre ce que veut dire une société laïque, celle à laquelle nous aspirons depuis trop longtemps…
La neutralité de l’État
Une société laïque est celle où la liberté religieuse est la même pour tous, mais surtout, c’est celle où le droit à l’égalité s’applique à toutes les personnes sans égard à leur foi. C’est enfin une société où il n’est jamais requis de révéler ses croyances pour profiter d’un avantage et où il n’est jamais requis de s’enquérir de la religion de quiconque pour lui accorder cet avantage.

Ici, je vous écris une partie de l’exposé d’Henri Laberge, président du Mouvement laïc québécois, présenté lors d’un débat à l’université Laval le 1er février 2007. Que dit-il de cette neutralité? «Quand on parle de droits et de libertés, il est important de bien identifier le titulaire de ces droits et libertés. Le titulaire de la liberté de religion, c’est d’abord et avant tout la personne humaine elle-même (la personne physique, l’individu). En second lieu, c’est la personne morale ou le groupement constitué librement autour d’une croyance religieuse commune à ses membres, pour des fins strictement religieuses. (…) Si la liberté religieuse appartient d’abord et avant tout aux individus, ces derniers doivent avoir pleine liberté de changer de religion quand ils le désirent. La liberté religieuse des individus prime sur celle des groupes religieux. La loi doit interdire rigoureusement toute tentative des groupes religieux de punir l’apostasie, si ce n’est pour exclure du groupe religieux lui-même la personne qui proclame n’en plus partager les croyances.

Les personnes morales autres que celles constituées pour des fins religieuses par des personnes physiques partageant les mêmes croyances ont donc un devoir de neutralité religieuse. À plus forte raison, l’État, les institutions publiques (les municipalités, les arrondissements, les écoles, et les hôpitaux notamment) ont aussi cette obligation de neutralité. C’est bien pourquoi les officiers qui représentent l’État et les institutions publiques doivent s’abstenir d’afficher leurs préférences religieuses dans l’exercice de leurs fonctions. Cela devrait s’appliquer aux policiers, aux enseignants, aux médecins, aux infirmières, etc.

Le Mouvement laïc québécois ne préconise pas cependant une chasse systématique aux symboles religieux. Si les institutions et leurs représentants ont un devoir de neutralité, les usagers des services publics et les citoyens dans les actes ordinaires de leur vie doivent, en principe, avoir la liberté de s’habiller comme ils le veulent et de porter des signes religieux.

Mais encore là, cette liberté ne doit pas être érigée en absolu. Les institutions auxquelles s’adressent ces personnes doivent pouvoir se donner des règles raisonnables concernant notamment la sécurité physique ou la compatibilité avec la poursuite des buts de l’institution. Ainsi, à l’école, on devrait éviter de faire des règlements tatillons ou ayant un objectif discriminatoire. Mais l’institution éducative devrait disposer du droit d’interdire les objets qui, en cour de récréation ou dans les corridors peuvent devenir dangereux.

L’école, sans exclure à a priori le port de signes religieux, doit être autorisée à interdire une façon de s’habiller qui fait obstacle à la communication directe entre l’enseignant et l’élève ou qui est inadaptée à certaines activités. On n’interdira pas le couteau en tant que signe religieux, mais en raison du risque qu’il représente pour l’élève lui-même ou ses camarades. Le foulard (qu’il soit islamique ou non) ne sera pas nécessairement interdit en classe régulière, mais il peut l’être pour le cour d’éducation physique et pour le laboratoire de sciences. Là où on l’autorise parce qu’on le juge sans inconvénient, on n’a pas à se demander s’il est religieux ou non. Les jeunes filles peuvent avoir de multiples raisons d’aimer porter un foulard. Là où on doit restreindre son usage, ce ne doit pas être pour réprimer un signe religieux, mais pour la sécurité des élèves et l’efficacité de l’enseignement ou tout autre motif raisonnable. »

Voilà, en gros ce qui pourrait permettre de donner des balises à ceux qui ont de part leurs fonctions dans l’État ou comme citoyens corporatifs à être en contact avec des citoyens de différentes cultures au Québec.

Le but de la laïcité était et est toujours de lutter contre le cléricalisme, c’est-à-dire l’influence des clergés et des mouvements ou partis religieux sur les affaires publiques.

La laïcité est finalement une éthique basée sur la liberté de conscience visant à l’épanouissement de l’homme en tant qu’individu et le droit à l’égalité comme citoyen dans sa communauté, comme on le constatera avec la laïcité des écoles en 2008.

Mes salutations citoyennes et laïques! Vive la laïcité des institutions!
Claude Talbot

Rassemblement des citoyens de Verdun pour la laïcité

Pour ceux qui veulent joindre le groupe: 514 761-6324 (Cocolibre59@hotmail.com)

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net

  • Trouvez-vous que les automobilistes conduisent trop vite ?
  • Oui
  • Non

Liens