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Cyclisme et dopage

Philippe Boisvert par Philippe Boisvert
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Article mis en ligne le 23 juillet 2007 à 10:51
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Cyclisme et dopage
Le Tour de France est en branle depuis maintenant un bon moment. Cette course à étapes est ni plus ni moins que l’emblème du cyclisme un peu partout sur la planète. Pour un cycliste, participer au Tour de France, c’est l’extase, la réalisation d’un rêve.
Ceux qui ont fait du cyclisme leur vie, doivent absolument performer. S’ils ne performent pas, le chèque qu’ils ramèneront à la maison ne sera pas suffisant. La pression est constante. Quand ce ne sont pas les médias ou les amateurs, ce sont les directeurs techniques, les soigneurs et les coéquipiers qui poussent le cycliste professionnel à la limite.

En bout de ligne, le cycliste doit absolument aligner les résultats, et sans d’aide médicale, il s’agit d’une mission impossible. Depuis l’arrivée de l’érythropoïétine (EPO) au début des années 90, tout a changé, on ne peut renier que le dopage n’est pas omniprésent chez les pros.

Avant que l’EPO n’envahisse le peloton, la plupart des coureurs se dopaient déjà, que ce soit à l’aide d’amphétamines, de corticoïdes ou d’hormones de croissance. À ce moment, le dopage avantageait les coureurs qui usaient de drogue, sans pour autant les mettre dans une catégorie «à part».

Les meilleurs cyclistes restaient les meilleurs et avaient la chance de gagner. L’arrivée de l’EPO a changé dramatiquement la donne. Car les athlètes qui l’ont utilisée et qui continuent de l’utiliser, ont un avantage certain sur les autres.

Plusieurs ont tendance à remettre en doute les sept titres consécutifs du Tour de France (99 à 2005) de Lance Armstrong. Était-il dopé? Probablement, fort probablement même. Mais qui ne l’était pas dans le peloton de tête? Rappelons qu’à l’époque, l’érythropoïétine était interdite, mais indétectable.

Suite à son cancer des testicules, Lance Armstrong est revenu en force. Sans l’utilisation de produits dopants, jamais Armstrong n’aurait pu s’installer devant les autres. La différence dans son cas, c’est qu’il était à l’origine, un athlète incroyablement doué.

À l’instar de ses comparses, oui Armstrong a utilisé des substances illégales comme l’EPO. Mais ce n’est pas ce qui a fait la différence. Il lui fallait seulement en prendre pour se remettre au niveau de ses compétiteurs.

Si le dopage n’existait pas, Armstrong serait tout de même un champion. Malheureusement, le dopage est tellement répandu, qu’il est difficile d’espérer un jour, que le cyclisme professionnel redevienne propre, tout comme ses champions devraient l’être.

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