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Le Messager Lachine Dorval
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Une autre année marquée par une crise du logement

Article mis en ligne le 27 juin 2007 à 23:36
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Une autre année marquée par une crise du logement
La crise du logement demeure un problème bien réel pour une grande partie de la population, souligne l'Institut de recherche et d'informations socio-économique (IRIS).
Une note de l’organisme relève que la crise frappe durement les ménages à faible revenu et les familles nombreuses, alors que les gouvernements tardent toujours à mettre en place des alternatives pour une solution durable à la problématique du logement.

«malgré un desserrement général du taux d'inoccupation des logements locatifs, on constate que la crise continue d'affecter aussi durement que par les années passées les locataires les plus vulnérables ainsi que les familles nombreuses. Il est important d'ajouter que cette situation sévit dans l'ensemble des centres urbains québécois », souligne Philippe Hurteau, chercheur à l'IRIS.

Les principales conclusions de la note sont les suivantes:

- La crise du logement, malgré le desserrement observé, continue de sévir au Québec, avec un taux d'inoccupation moyen de 2.4 %, soit 2.7 % à Montréal, 1.5 % à Québec et 1 % à Trois-Rivières.

- Cette crise touche essentiellement les plus démunis et les familles nombreuses, puisque le taux d'inoccupation des logements de moins de 500 $ est inférieur à 1,4 % dans tous les grands centres urbains québécois.

- Pour mettre fin durablement aux crises récurrentes dans l'univers du logement locatif, l'État devrait mettre en œuvre un chantier massif de logements sociaux pour ainsi libérer les plus démunis des aléas du marché privé.

«Des alternatives pour sortir de la crise existent. On peut citer les habitations à loyer modique et le logement communautaire (coopératives et OBNL) qui demeurent des types de loyer indispensable au Québec. Pourtant, on observe un vif désintérêt des gouvernements dans le développement de ces modèles », indique Guillaume Hébert, chercheur à l'IRIS.

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