Plan de transport: sans argent et sans leader clame Vision Montréal
La chef de l’opposition officielle, Noushig Eloyan, considère que le Plan de transport de Montréal (PTM), déposé jeudi, n’est rien d’autre qu’une synthèse de tous les projets discutés depuis 15 ans.
«La plupart des projets dans ce plan font l’unanimité. Le problème, comme d’habitude, est le financement et la capacité de Montréal, et de son maire, de mobiliser la région et d’obtenir de l‘argent neuf des gouvernements supérieurs», a déploré Mme Eloyan.
«Souvenez-vous des discussions sans fin entre les quatre arrondissements que traversait la voie réservée sur Pie IX, et multipliez cela par 10, par 100, par 1000 quand viendra le temps d’imposer des taxes sur l’essence, des péages, des taxes sur le stationnement hors rue, non seulement à Montréal, mais partout sur le territoire de la CMM. Combien de temps a-t-il fallu pour que le maire Tremblay réussisse à convaincre ses collègues de la CMM que le métro était un équipement métropolitain? Cinq ans? Et il a obtenu cette reconnaissance grâce à la menace de ne pas ouvrir le métro à Laval», ajoute-t-elle.
Vision Montréal déplore que l’administration Tremblay-Zampino ait pris cinq ans pour déposer le Plan de transport. «Pendant ce temps-là, rien n’a été fait, sauf bien sûr, augmenter la carte autobus-métro (CAM) sept fois en cinq ans! Pas une seule voie réservée n’a été aménagée et une seule véritable piste cyclable a été annoncée.»