À la suite de ce moratoire, il s’avérait nécessaire de trouver une solution de transport collectif alternative pour relier efficacement Lachine et le centre-ville de Montréal. En 1983, puis en 1984, la possibilité de construire une ligne de tramway entre Lachine et le centre-ville de Montréal est envisagée, quelques études sont réalisées par divers intervenants, mais aucun projet majeur ne s’est concrétisé afin de faciliter la liaison de Lachine au centre-ville de Montréal.
Notons que plusieurs mises au point ont néanmoins vu le jour, que l’on pense à l’amélioration du service d’autobus, au déménagement de la station de train de banlieue, aux Métrobus ainsi qu’aux taxis collectifs, qui ont permis de bonifier l’offre en transport collectif à Lachine.
Aujourd’hui, ces solutions ont atteint leurs limites. Il faut donc trouver une manière d’offrir de nouveaux services pour aller recruter de nouveaux usagers.
En 2007, la publication du document de consultation concernant le Plan de transport de la Ville de Montréal a réanimé la proposition de construire un réseau de tramways à Montréal. Pour sa relance, plusieurs tracés sont proposés et parmi ceux-ci, la boucle du centre-ville de Montréal, l’avenue du Parc, le chemin de la Côte-des-Neiges, le boulevard Pie IX, la rue Notre-Dame Est ainsi que l’implantation d’un axe vers l’arrondissement de Lachine.
Dans la foulée, la firme Pabeco Inc. réalise en 2008 une étude pour l’arrondissement de Lachine sur une possible amélioration de la desserte en transport collectif entre Lachine et le centre-ville de Montréal. Si cette étude a démontrée l’intérêt d’une ligne de tramway sur cet axe, elle a aussi permis de réaliser que le coût était trop élevé par rapport à l’achalandage (le coût étant estimé à plus de 350 millions $ pour le tramway).
Il fallait désormais trouver une manière bien moins chère d’offrir un service de qualité équivalente à celle offerte par le tramway, mais à un coût plus acceptable. La solution trouvée: le tram-train.


