Personne n'aime se faire piquer par les moustiques, mais voici une bonne raison de redoubler de vigilance pour éviter les piqûres : le virus du Nil occidental (VNO)! Si le nombre de cas est moins préoccupant au Québec, nos voisins américains font face à une recrudescence de la maladie sans précédent. Aux États-Unis, 1118 cas de Virus du Nil occidental ont été rapportés depuis le début de l'année 2012. Du jamais vu! De plus, 41 personnes sont mortes à la suite d'une infection par le VNO. La maladie s'est répandue dans tous les pays, puisque 47 États américains ont signalé des infections par le virus du Nil occidental chez des personnes, des oiseaux ou des moustiques. Toutefois, environ 50 % des cas viennent du Texas. L'Agence de santé publique américaine estime que le nombre de cas pourrait encore augmenter au cours de l'automne. La tendance est moins alarmante au Canada, car on a comptabilisé jusqu'à présent 62 cas humains en 2012, dont 6 au Québec et 46 en Ontario. Dans le sud-ouest du Québec, l'année dernière, 41 cas humains avaient été confirmés.
Les moustiques deviennent porteurs du virus en piquant un oiseau infecté. Le Virus du Nil occidental se transmet alors à l'humain par les piqûres de ces moustiques et avec l'arrivée de l'été ainsi que la prolifération des moustiques, le risque de contamination par le VNO augmente. Le VNO a été observé pour la première fois en 1937, dans la région africaine du Nil occidental (Ouganda), d'où son nom! On l'a identifié aux États-Unis depuis 1999 et au Québec depuis 2002. L'été chaud de cette année en Amérique du Nord a favorisé l'émergence du VNO. En effet, les moustiques sont très sensibles à la température. Le climat généralement frais ou froid du Québec nous a jusqu'ici protégés de la plupart des infections transmises par les moustiques. Cependant, le réchauffement des températures de même que la modification des précipitations et du taux d'humidité pourraient changer la donne.
Dans la majorité des cas, cette infection est sans conséquence, mais il arrive que des complications surviennent, surtout chez les personnes âgées de 50 ans et plus et chez celles dont le système immunitaire est affaibli. La plupart des personnes infectées ne ressentent aucun symptôme, ou n'en ressentent que de légers. Il peut s'agir de fièvre, de douleurs musculaires, de rougeurs sur la peau ou de maux de tête. Dans des cas rares, l'infection par le VNO peut entraîner une encéphalite (inflammation du cerveau), des problèmes nerveux et même la mort.
Comme ce sont les piqûres de moustiques infectés qui transmettent le virus, il est important de se protéger pour ne pas se faire piquer. Si vous passez beaucoup temps à l'extérieur, comme les travailleurs saisonniers et forestiers ou les adeptes du plein air, vous êtes plus exposés aux piqûres devenant ainsi plus susceptibles de l'attraper. Mais attention! Ce n'est pas une raison pour ne pas profiter de l'été! Pour vos activités de plein air, utilisez un chasse-moustiques homologué. Il est également recommandé de porter des vêtements longs, pour se protéger, et des couleurs claires afin de remarquer plus facilement la présence de moustiques. Rappelez-vous également que les moustiques sont plus actifs au lever et au coucher du soleil.
De plus, vous pouvez diminuer le nombre de moustiques autour de votre maison. Étant donné que ceux-ci se reproduisent dans l'eau stagnante, il suffit de faire disparaître ces réserves d'eau comme sur les toiles des piscines, dans les vieux pneus, les chaudières et les barils... Il est conseillé de couvrir les poubelles et d'installer une moustiquaire sur les réservoirs d'eau de pluie. Enfin, l'installation de moustiquaires aux fenêtres de la maison permet d'éviter l'intrusion de moustiques à l'intérieur. C'est bien plus agréable comme cela! En suivant ces quelques conseils, vous pourrez passer une fin d'été agréable à l'abri des piqûres, mais surtout à l'abri du virus du Nil occidental!
Une chronique Mon climat, ma santé



