Lorsqu'il était minoritaire Stephen Harper disait a ceux contre l'avortement de patienter : « attendez que nous sommes majoritaires; vous allez voir. »
Ils vivaient pour le grand jour quand Harper serait majoritaire. Harper a recueilli leurs votes par centaines de milliers - tous les prêtres, sœurs, évêques, moines et mullahs au pays étaient de son bord.
Harper enfin a eu sa majorité il y a un an, mais voilà maintenant qu'il déclare : « Je ne veux pas ouvrir le débat sur l'avortement. »
Les pro-vies se retrouvent acculées au pied du mur. Au parlement Harper ne veut même pas voter en faveur d'examiner à quel moment le fœtus devient un enfant dans le corps de la mère.
Pas surprenant qu'il y avait 10 000 manifestants contre l'avortement en colère devant le parlement jeudi après-midi. Plusieurs dénonçaient ouvertement Harper. Il y avait 16 députés conservateurs présents qui ont eu le culot de défier leur boss resté en dedans de l'édifice.
Les manifestants, qui s'appellent « pro-vie » se disaient trahis par Harper et manipulés pour leurs votes depuis six ans.
Plutôt que de s'en prendre à Harper ils auraient dû s'en tenir aux paroles exactes de Harper d'il y a six ans : « attendez que nous sommes majoritaires. Vous allez voir. »
Harper est comme ça. Il n'avait rien promis sauf qu'ils devaient attendre -chose qu'ils font encore.




