Le gouvernement canadien a refusé de continuer à envoyer des secours militaires en Haïti cette année.
C’est ce que Nigel Fisher, le chef de la mission d'aide humanitaire de l'ONU en Haïti a dit avec grands regrets: «Je pense qu'il y avait une forte demande qu'ils restent ici. »
Le Premier ministre Stephen Harper avait un choix difficile à faire.
Le voici en face d’un déficit cette année qui frise les 56 milliards $, des dépenses de 16 milliards $ pour des avions de chasse et un 10 milliards $ pour des nouvelles prisons.
C’est beaucoup, surtout dans une année électorale.
Harper doit choisir entre ses avions de chasse pour sa prochaine guerre, des nouvelles prisons pour incarcérer plus de canadiens ou laisser ses soldats en Haïti pour continuer les travaux d’infrastructure.
À la suite du séisme dévastateur le 12 janvier dernier, les soldats canadiens ont fourni de l'eau potable et ont assuré la sécurité physique de malheureux Haïtiens dans leurs tentes.
Armés d'équipement lourd, des ingénieurs militaires canadiens ont aidé les Haïtiens à fouiller les décombres pour retrouver des cadavres. Ils ont réparé des routes, en particulier dans les zones durement touchées autour des villes de Léogane et Jacmel.
Harper estime que le Canada a déjà fait sa part, et maintenant ses soldats ont d’autres choses à faire.
Le Canada a déjà donné 40 pour cent que Harper avait promis l’an dernier. Plusieurs pays n’ont même pas remis 20 pour cent de ce qu’ils ont promis aux Haïtiens.
L'ONU avait fait des tentatives sérieuses pour convaincre le gouvernement canadien de maintenir ses ingénieurs en Haïti. Mais en vain.
Maintenant, les Haïtiens devront se fier à d’autres pays bien moins équipés que le Canada.
Et Harper sera capable d’économiser un milliard $.




