Michelle Blanc a développé son intérêt pour le Web et les médias sociaux à l'âge de 40 ans, alors qu'elle retournait aux études. Elle est l'une des premières titulaires de la Maîtrise ès Sciences et Commerce électronique de l'Université de Montréal. Elle a par la suite développé une entreprise de services conseils et de stratégies Web. En 2005, elle lançait son blogue, qui n'a pas tardé à avoir du succès. « Vous savez, les réseaux sociaux ne sont pas nouveaux. Les Dames Fermières et les Chevaliers de Colomb sont des réseaux sociaux qui ne sont pas sur le Web. La beauté du Web, c'est de pouvoir trouver rapidement des gens qui partagent des affinités et des intérêts. »
Madame Blanc ajoute que les médias sociaux ont beaucoup d'intérêt pour les individus, certes, mais qu'ils sont aussi devenus des outils importants pour les entreprises. « Les médias sociaux ne sont pas tant une question de budget qu'une question de philosophie de communication. C'est de prendre le risque du dialogue et de la conversation. Il faut que les entreprises apprennent comment intéresser les gens, comment trouver de la valeur ajoutée, une information que tu peux développer et partager qui va finalement faire réaliser aux gens qu'ils pourraient avoir besoin de ton produit ou de ton service. »
La reine du Web constate que le Québec est très en retard dans l'utilisation des médias sociaux. « Beaucoup de gens d'affaires ne croient encore que dans la publicité traditionnelle. Moi, je ne dis pas à mes clients d'arrêter de faire de la publicité traditionnelle, mais plutôt d'utiliser les deux moyens, dont le nouveau qui est extrêmement performant. Je n'ai pas encore rencontré une entreprise pour laquelle Internet n'est pas bon, ni un cas qu'Internet ne pouvait pas aider. »
Michelle Blanc ajoute que le retard du Québec, dans ce domaine, s'explique notamment par des facteurs structurels et économiques, mais également par des raisons politiques. Elle ajoute que le Québec a fait beaucoup d'investissements dans le « béton », les grandes infrastructures qui abritent les équipements informatiques, mais peu dans le transfert des connaissances. « Le Québec est parmi les endroits, sur la planète, où on paie le plus cher pour des liens Internet et cellulaires. » Elle ajoute que les régions doivent souvent se contenter de basses vitesses, une problématique qui ralentit la pénétration de l'Internet dans les milieux et, du même coup, leur développement social et économique. « La solution, c'est que nos gouvernements décident de faire une priorité de l'économie numérique ».
Dans le domaine de l'information, Michelle Blanc précise que le Web est un média qui s'ajoute aux autres, mais qu'il y a toujours de la place pour chacun, par exemple, pour les journaux et les livres, à condition que ces médias traditionnels développent des expertises et des créneaux particuliers. « Il faut comprendre la valeur ajoutée et savoir s'adapter. Le journalisme local est, par exemple, une valeur ajoutée. »
vidéos partie 1 : http://www.youtube.com/user/journallavantage?feature=mhee#p/a/u/0/_WXeLa1_a8Q
vidéos partie 2 : http://www.youtube.com/user/journallavantage?feature=mhee#p/u/4/eKC9uW4CLQM
vidéos partie 3 : http://www.youtube.com/user/journallavantage?feature=mhee#p/u/5/4Vb44lITe9c
vidéos partie 4 : http://www.youtube.com/user/journallavantage?feature=mhee#p/u/11/uDiVGyOJucc
